Photo du Stage des Yodan / Godan de France Shotokan fin janvier 2020

Ce stage se déroule traditionnellement mi janvier. Lorsque j’étais président de France Shotokan, j’avais l’habitude de rencontrer mes seniors en début de nouvelle année pour faire le point sur ma prestation de l’année précédente. Je leur devais ce point car c’est eux qui m’avaient demandé de prendre la présidence en mars 1994.

Ce doit être en 1997 ou 1998 que j’ai proposé que l’on profite de cette rencontre régulière pour nous entraîner ensemble. C’est devenu le stage des yodan / godan qui a réuni cette année 32 personnes.

Ce fut le tout premier stage que le Centre de la Frillière accueillait. Les conditions n’étaient pas idéales puisque que le parquet du dojo n’était pas encore posé (nous nous sommes entraînés sur une moquette), il n’y avait pas de chauffage au dojo… mais cela m’a fait très plaisir de pouvoir accueillir mes amis de 40 ans d’entraînement.

La moyenne d’âge du groupe sur cette photo doit être de 55 ou 56 ans, et parmi nos amis de ce jour, trois approchent les 80 ans, dont 55 à 60 ans de pratique…
La moyenne du nombre d’années d’entrainement de chaque personne de ce groupe est d’au moins 40 ans, ce qui fait en cumulé sur cette photo, environ 1 200 ans de pratique.
La moyenne du nombre de stages spéciaux est d’environ 50 par personne, ce qui fait en face de nous ici l’expérience réunie de 1 500 stages spéciaux.

C’est une photo « qui pèse lourd »…

Merci à Victor de m’avoir fait confiance pour accueillir ce stage dans des conditions dégradées. Je ferai mieux l’an prochain…

Retour sur la fin du chantier de l’hébergement

Nous sommes partis au japon dans la seconde quinzaine d’octobre, profitant ainsi du retard du chantier pour réaliser un voyage dont Claire rêve depuis longtemps, et que nous ne pourrons pas faire dans les prochaines années, happés (du moins je l’espère) par le management de notre projet.

Pendant ce temps, les artisans ont très bien travaillé, surtout l’entreprise Batioan localisée à Saint-Hypolyte à quelques kilomètres de la Frillière. La qualité est excellente et le rendu est remarquable.

Je vous laisse juger en regardant les photos, mais je pense que vous viendrez vous même constater sur place la qualité du lieu.

Ce qui est le plus dur à gérer, ce sont les normes qui nous contraignent et qu’il faut appliquer.
Ainsi par exemple, le système incendie exige des lumières flash dans les toilettes collectives pour handicapés en cas d’incendie. Mais quand on regarde de plus près la réalité du besoin, on se rend compte que c’est stupide… J’ai peu de probabilité d’avoir des sourds dans les stages (puisque c’est pour les malentendants que ce dispositif est obligatoire). De mémoire, j’ai dû avoir trois ou quatre fois des sourds en stage en 45 ans de pratique. Disons que nous ayons 1 malentendant tous les 10 stages, c’est déjà énorme par rapport à mon expérience. J’ai donc 2 jours sur 70 où le dispositif peut avoir un sens. le risque de feu est dérisoire sachant que toutes les installations sont neuves et aux dernières normes. J’évalue à une probabilité / chance sur 1000 le risque de feu ce qui est déjà très élevé. Maintenant que le pauvre malentendant qui va passer 5mn de tout son weekend dans les toilettes collectives ait la malchance que le feu se déclare au moment où il a son envie, c’est vraiment pas le pot!!! Le calcul du risque est donc 5 mn sur les 100 800 minutes que comptent 70 jours. On a donc 2/70 x 1/1000 x 5/100 800 = 1,4 x 10 puissance -9, soit une 1 chance et 1/2 sur 1 milliard…
Il faut savoir que la probabilité que vous ayez un accident en prenant l’avion (lignes régulières) est de 1 sur 12 milliard et je ne pense pas que vous fassiez la moindre action pour réduire ce risque. Certains c’est vrai préfèrent prendre le bateau ou le train, mais ils sont rares.

En aéronautique, lorsque l’on considère un risque qui a une probabilité d’occurence inférieure à 1 pou 1 milliard, on ne met aucune mesure en place en réduction de ce risque.
Donc pour la commission de sécurité, elle considère qu’il serait plus risqué pour un sourd qui vient en stage à la Frillière, d’aller aux toilettes que de prendre l’avion. C’est pourquoi on me demande d’installer des flashs dans les toilettes (et surtout de supporter la dépense qui va avec)!!!

Par ailleurs, là où l’industrie aéronautique considère le risque négligeable au point de ne pas mener d’action pour le réduire (1 pour 1 milliard), on me demande d’installer des lumières flash dans les toilettes. Mais ce que me disent les personnes qui me conseillent pour la commission de sécurité, c’est la règle!!! Vive les normes et ceux qui les font appliquer. Molière aurait pu se saisir du sujet pour en faire une pièce à l’époque…

Bref, les normes que l’on rencontre en faisant un ERP (établissement qui reçoit du public) sont très contraignantes et même si elles ne sont pas pertinentes, elles sont exigées par ceux qui signent les autorisations d’ouvrir l’établissement sans que l’on puisse discuter. C’est très pénible et surtout très coûteux…

Actualités du mois de novembre

Le dojo est sorti de terre en octobre, dans la difficulté car le chemin est détrempé et les camions ne peuvent pas approcher le chantier. Tous les matériaux ont été déchargés sur la route et acheminés jusqu’au chantier à l’aide du Manitou.
Le procédé va continuer car nous sommes en pleine période de pluie et le terrain est maintenant complètement impraticable sans engin spécial (le Manitou).
La grue qui avait été acheminée sur le chantier a failli verser lors d’un transfert d’un côté à l’autre du dojo et n’a pu être sortie que grâce à l’intervention d’une pelleteuse. C’est dire combien les conditions de chantier sont compliquées.

Cependant, les deux principaux intervenants (le charpentier et le métallier / serrurier / vitrier) se sont engagés à livrer le dojo pour le 30 novembre et font ce qu’il faut pour y arriver. Le challenge semble compliqué mais je vois que les efforts sont faits pour ce faire.

Mais avec quelques rayons de soleil, même en chantier, le dojo dans son environnement est splendide et laisse entrevoir son potentiel.
J’ai hâte de recevoir les amis fin décembre et l’ensemble des yodan/godan de France Shotokan les 18 & 19 janvier et je m’y prépare. Les travaux d’aménagement de l’hébergement prennent davantage de temps que je ne pensais, et heureusement que j’ai un peu de temps pour m’y atteler.

Avec le retour des pluies, l’étang s’est rempli à grande vitesse et il sera à son maximum avant la fin du mois de novembre. C’est une consolation car sans compté les difficultés des ouvriers sur le chantier pour tenir le rythme, le dojo est inondé au point d’être une véritable piscine. Certains de mes bons amis m’ont même suggéré de changer mes plans et d’ouvrir une piscine…

Actualités de juillet 2019

Les travaux à l’hébergement battent son plein, et le centre devrait être opérationnel mi août maintenant.

Les travaux sont très réussis et David Zahan, responsable de l’entreprise principale qui intervient sur le chantier (Batioan), est particulièrement attaché à la qualité de la réalisation. Par exemple les peintures sont effectuées « au spot », c’est à dire qu’elles sont testées en permanence à l’aide d’un éclairage rasant pour s’assurer qu’il n’y a pas de défaut… C’est avec ce souci du détail que l’entreprise a réalisé la maçonnerie, refait les enduits, réparé la charpente, déposé et reposé les tuiles anciennes, posé les cloisons et appliqué la peinture, ainsi que posé le carrelage du rez de chaussée du grand bâtiment (le chai).

Dans le sillage de David Zahan, le menuisier de Genillé, Dominique Jardin, a réalisé de très belles couchettes en hauteur dans les cinq chambres principales du chai. Ce concept, dont je suis particulièrement content pour l’avoir poussé personnellement, est une réussite. Ces couchettes sont très agréables et offrent un très bel espace de vie, bien plus que de simples lits superposés.

L’escalier d’accès à la ‘chambre 10’ (celle qui est au dessus du local technique), a été posé.

Pour ce qui est du dojo, les pieux ont été posés les 8 & 9 juillet et n’attendent plus que les poutres du sol du dojo… Les plans d’exécution ne sont pas encore disponibles mi juillet, mais Alain (l’architecte) et M. Roullet (patron de l’entreprise Boussiquet) se sont entendus sur des points d’achoppement et nous devrions avoir les plans d’exécution tout début de semaine 35 (22 juillet). La fabrication devrait pouvoir (enfin) commencer. Le planning actuel nous amène mi voire fin novembre. Cela veut dire des activités qui ne pourront pas commencer avant début janvier 2020! Mais dans 10 ans j’aurai oublié que le centre aura eu quelques mois de retard à l’origine.

Actualités de juin 2019

Les travaux de l’hébergement se poursuivent jusque fin juillet.

Le dojo devrait commencer à être implanté à partir de début septembre

Les premiers stages sont attendus fin novembre,

Travaux du dojo

Quelques photos du site avant les travaux

Les travaux commencés en octobre 2018, ont consisté en la rénovation des deux anciens bâtiments agricoles (le chai et l’étable), plus la construction d’un dojo sur les bords de l’étang.

Merci à Patrick Schoeffer, ami de Cherbourg, pour le temps qu’il a passé à m’aider à nettoyer les abords de l’étang et permettre l’implantation du dojo qui débutera en septembre 2019.